jeudi 26 janvier 2023

LA JEUNESSE (Ernest) — Demi-volupté.


LA JEUNESSE (Ernest, Ernest Léon Lajeunesse-Caën, dit).

Demi-volupté.
Roman. Orné de nombreuses illustrations obtenues par la photographie d'après nature.

Paris, Offenstadt, 1900.
[Paris / Offenstadt frères, Éditeurs / 5, rue Feydeau, 5 / 1900]

 

In-12 (130 x 185 mm.) demi-percaline olive, pièce de titre rouge, 259, [2 bl.] p., illustrations dans le texte, exemplaire en bon état.


   À la charnière des XIXe et XXe siècles la presse parisienne était riche de fortes et pittoresques personnalités. Ernest La Jeunesse (1874-1917) était de celles-là. Celui qu'Alfred Jarry avait renommé « Allmensch Severus » dans Les Jours et les nuits, collabora à divers journaux : La Revue blanche, Le Journal, Gil Blas, Le Figaro, Comœdia, dans un numéro de l'Assiette au beurre, etc.
   En 1896 il publia un recueil d'entretiens – fantaisistes et tout droit sortis de son imagination – avec des écrivains célèbres du temps (Loti, Zola, Huysmans, etc.) qui lui valut une notoriété immédiate et d'être éreinté par les uns et célébré par les autres dont Jean Lorrain qui trouvait ses pastiches « spirituellement mordants ».

 

Bibliographie :
   - Meizel (Laureline), Répertoire des livres illustrés par la photographie publiés en France entre 1867 et 1901, d’après la « Bibliographie de la France » et quelques autres sources, n° 849/45.
   - Robert (Sophie), Presse et profils perdus : Ernest La Jeunesse, ressource en ligne (BNF - Gallica - 02/05/2017).


 

 25 euros (code de commande : 00142).

 

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mardi 29 novembre 2022

Monitoires du Cymbalum Pataphysicum - N° 7

 

 


 

Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. 

Monitoires du Cymbalum Pataphysicum. N° 7.

Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988.

 


 

In-8° collé, 60 p., illustrations, imprimé sur papier bleu, un des 299 exemplaires numérotés (n° 105), exemplaire en bon état.

 


Avant-propos :
   Depuis l'occultation de Luc Étienne, Régent de Contrepet et d’Astropoétique, Chef de Travaux Pratiques de Versification Holorime, Palindromade et Bouts Rimés, le flambeau de la poésie a été repris par une promotion d'élèves talentueux. La poésie en question n'est pas, bien entendu, la « Poésie poétique » contre laquelle Julien Torma mettait en garde, mais la « poésie » au sens où nous l'entendons au Cymbalum : palindromique, holorimante, mirlitonesque, poésie où les fables-express filent à toute allure sur les rails du calembour.
   Le florilège ci-après tire ses sources des productions de l’E.DE.N. (École DE Nulpart), animée par Pierre Ziegelmeyer, de la série des Grands textes brefs de Jean-Louis Bailly et des travaux de Jacques Antel, à qui l'on doit notamment Le Tout de mon cru (J.J. Pauvert, 1975) et Mots croisés palindromiques (J.J. Pauvert, 1978).
   Nous y ajoutons un hommage à Georges Perec, par Pis Parol. Les lecteurs des Subsidia se souviennent de son hommage à Raymond Roussel publié dans le n° 16.
   Sa Magnificence le Docteur Irénée-Louis Sandomir a rappelé que « le mot de Poésie désigne une « naïveté » au sens propre ». Aussi a-t-on adjoint à l'ensemble quelques exercices potachiques, œuvres de jeunesse du regretté Régent Vasco Tartuca.

 

12 euros (code de commande : 32855).

 

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mardi 15 novembre 2022

Monitoires du Cymbalum Pataphysicum - N° 10 - Géographie d'Arsène Lupin

 


 

Monitoires du Cymbalum Pataphysicum.

N° 10. Géographie d'Arsène Lupin. 

Rilly-la-Montagne, Cymbalum Pataphysicum, 1988.

 


In-8° (145 x 206 mm.) collé, 108 p., illustrations, exemplaire revêtu de l'infamant escargot et en parfait état.

 


 

Avant-propos par la Sous-Commission des Promulsidaires - L'Intermission des Évacuations. :
   Géographie d'Arsène Lupin : le présent numéro des Monitoires traite de l'aspect « mineur » d'un auteur considéré comme « mineur ». La Science du particulier et le principe de l'Équivalence y autorisent, certes, voire y incitent. Mais les amateurs de vastes panoramas voudront bien considérer que, comme jadis ou naguère la géographie du néant ou celle de l'Ardre, la géographie d'Arsène Lupin est l'occasion d'envolées vers de grands thèmes généraux : l'Hinspiration, la possibilité ou non, pour l'infirme esprit humain, d'imaginer, ou, inversement, d'être réaliste, la symbolique des ruines ou des sous-marins, l'inexpugnabilité des châteaux kafkéens... Est-ce assez majeur ?
   Quant à l'objet, ou au prétexte, le Collège et le Cymbalum ne comptent pas que des lupinophiles. Si cette faction est demeurée influente, même après la disparition du Régent de Thermosophie Jean-Claude Dinguirard, ce n'est pas un secret que le clan des holmésologues, à quelques exceptions près (dont le regretté Kirmu), est assez réservé à l'égard du gentleman-cambrioleur. Le TS Jean Ferry avait à plusieurs reprises marqué ses distances envers ce « mélange un peu putain de personnage populaire (pour ne pas dire populacier) de club-man (du style : « sur... les grands flots bleus... de la mermète..ranéeu ! ») de justicier, de Don Juan, inexorablement engagé sur le chemin de Vautrin (la direction de la P.J.) ». Et le Satrape d'afficher sa nette préférence pour Sherlock Holmes : peut-être le Transcendant Archisphragidophore ne pardonnait-il pas Herlock Sholmès ?
   Lupin et Holmes ont pourtant en commun d'avoir éclipsé leurs auteurs présumés qui furent les premiers à tenter de prendre leurs distances à l'égard de ces personnages. C'est plus net encore pour Arsène Lupin que pour Sherlock Holmes, puisqu'il est avéré que Maurice Leblanc, sur la fin de sa vie, croyait à l'existence physique d'Arsène Lupin et se dissimulait pour échapper à ses apparitions. Ici on se gardera de ressasser les rapports d'Ubu et de Jarry.
   Maurice Leblanc fut occulté par son personnage, bien davantage encore que sir Arthur Conan Doyle. À la différence de ce dernier, il n'est pas encore tombé dans le domaine public. Grâce à Jacques Derouard, le meilleur connaisseur de Maurice Leblanc, les pages qui suivent apporteront aussi quelques lumières sur la créature d'Arsène Lupin, créature que nous traiterons, bien entendu, comme un personnage réel. Le lien commun entre Lupin et Leblanc est précisément celui des lieux : lieux tout court (de la Normandie à Passy) et lieux communs à majuscules (la Patrie, l'Amour, l'Amour de la Patrie, les Bons, les Méchants, la Vitesse, l'Émotion...). On en revient, en définitive, aux idées générales : pourvu qu'elles soient ici évacuées avec aisance et dans le particulier. Bonne chasse ; bonnes châsses.

 


 

 Vendu.

 

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mardi 25 octobre 2022

Proust (Marcel) - Correspondance générale (tome 3)

 


 

PROUST (Marcel).

Correspondance générale de Marcel Proust. 3. Lettres à M et Mme Sydney Schiff - Paul Souday - J.E. Blanche - Camille Vettard - J. Boulenger - Louis Martin-Chauffier - E.R. Curtius - L. Gautier Vignal.

Paris, Plon, 1932.

 


In-8° (143 x 215 mm.) broché, 327 p., (collection « La Palatine », 22), édition originale, un des 41 exemplaires sur Japon (n° J. 29) en bon état et à toutes marges.

 


Préface de Robert Proust et Paul Brach :
   Les lettres que nous publions dans le présent volume sont adressées – à l'exception de celles de MM. J.-E. Blanche et L. Gautier Vignal – à des critiques, révélant la façon dont naissait l'amitié chez Marcel Proust et comment il se plaisait à échanger des idées avec ceux qui suivaient l'évolution de son œuvre.
    M. et Mme Sydney Schiff sont des Anglais en qui la lecture de Du côté de chez Swann suscita, dès 1915, une curiosité de son auteur, un désir profond de le connaître. M. Schiff profitait alors de ses loisirs pour écrire, sous le pseudonyme de Stephen Hudson, et dirigeait une revue Art and Letters. C’est en demandant à Marcel Proust sa collaboration que M. Schiff entra en relations avec lui. On trouve dans la correspondance de Katherine Mansfield un écho de l'admiration que M. et Mme Schiff témoignèrent à l’auteur d'À la recherche du temps perdu et, à partir de 1919, les lettres devinrent de plus en plus fréquentes et affectueuses. Dans l'Hommage à Marcel Proust, M. Schiff – sous son pseudonyme – a rappelé avec infiniment de grâce la nature de l'impression que lui apporta la révélation de Swann et le chemin que toute l'œuvre fit en lui.
   On sait que Paul Souday fut l'un des premiers à attirer l'attention du public sur l'importance de l'œuvre nouvelle puisqu'il lui consacra, dans le Temps, son feuilleton du 10 décembre 1913. Comme il est naturel, certaines critiques formulées par lui parurent injustes et Marcel, froissé, lui répondit longuement.
   Par la suite, ils se comprirent mieux : un article de Souday de 1917, raillant ceux qui, par faux patriotisme, se détournaient de l'œuvre de Wagner, servit de base à la réconciliation et, jusqu'à la fin, Souday fit preuve à l'égard de Marcel Proust de sentiments d'estime et d'amitié véritable.
   La correspondance de MM. Jacques Boulenger, Vettard, Martin-Chauffier et celle du professeur Ernst Robert Curtius sont plus directement liées aux articles parus dans des revues sous la signature de ces éminents critiques. Il faut se rendre compte qu’à cette époque Marcel commençait à prendre réellement contact avec le public et s'intéressait vivement à la façon dont son œuvre était accueillie.
   Comme on le verra, au cours des pages qui suivent, le moindre détail suscitait chez lui une abondance de pensées, qui sont autant de raisons à des développements sur les thèmes les plus divers.
   Parlant de l'œuvre de Proust, M. Jacques Boulenger écrivait, dès 1919 : « À mon sens elle révèle l’écrivain le plus indépendant et le plus puissamment original qui se soit manifesté depuis de bien longues années. »
   Si grande que fût sa modestie, Marcel se sentit « en confiance » et, dès lors, s'esquissa une amitié épistolaire, si l'on peut dire, dont nous demeurons les témoins. Nul doute que, parmi tant d'expression de son œuvre, ces lettres de Marcel à M. Jacques Boulenger ne demeurent par leur richesse variée, leur ton vivace, un des meilleurs témoignages de l'activité de son esprit.
   Sur un plan différent et, peut-être, avec des touches moins vives et moins poussées, les lettres à MM. Curtius, Martin-Chauffier et Vettard reflètent le même état d'esprit : l’écrivain, sachant qu'on l'a compris, veut continuer la conversation et, puisque la maladie le prive des rencontres les lettres seront le véhicule de son estime et de sa gratitude amicale.
   Presque toutes les lettres de M. J.-E. Blanche ont trait à la préface que Marcel Proust écrivit pour De David à Degas, qui lui était ainsi dédié :
      « Ce livre est dédié à Marcel Proust, en souvenir de l'Auteuil de son enfance et de ma jeunesse et comme un hommage d'admiration pour l'auteur de Du côté de chez Swann.
      Son ami ».
         J.-E. Blanche.
   M. Jacques Blanche avait fait deux portraits de Marcel : un au crayon, qui appartient à M. Reynaldo Hahn, et un à l’huile qui a été reproduit dans l’édition sur papier Bible d'À l'ombre des jeunes filles en fleurs.
   Des souvenirs d'enfance unissaient le peintre et l’écrivain, car Combray, dans son œuvre, n’est pas seulement Illiers mais aussi Auteuil où Marcel et Jacques Blanche passèrent leur enfance.
   Les lettres à M. Louis Gautier Vignal, le délicat romancier du Chant d’Ilse, viennent clore ce troisième volume de la Correspondance générale. Elles apportent d'aimables reflets, de plaisants portraits : une récréation de créateur.

60 euros (code de commande : 32806).

 

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jeudi 6 octobre 2022

Andrieux (François) - Contes et opuscules, en vers et en prose (édition originale)


 
ANDRIEUX (François)

 
Contes et opuscules, en vers et en prose,
suivis de poésies fugitives.
Par Andrieux, de l'Institut National.

Paris, Renouard, 1800.
[A Paris. / Chez Ant. Aug. Renouard, Libraire, rue / St.-André-des-Arts, N°. 42. / VIII - 1800.]

 
In-8° (128 x 205 mm.) demi-basane de l'époque, dos lisse, plats et mors frottés, [1 (faux-titre)], [1 bl.], [1 (titre)], [1 bl.], IV (Avertissement), [1 (errata)], [1 bl.], 184 p.

 
   « Libéral en politique et classique en littérature », François Andrieux (Strasbourg, 1759 - Paris, 1833) était destiné au barreau. Les événements de la Révolution en décidèrent autrement et Andrieux siégea au tribunal de cassation, fit partie du Conseil des Cinq-Cents puis présida le Tribunat dont il fut évincé en 1802. Il se voua alors à la littérature, d'abord comme professeur à l'École Polytechnique puis, de 1814 jusqu'à sa mort, au Collège de France. En 1829, il devint secrétaire perpétuel de l'Académie française.
   L'édition de ses Contes et opuscules présentée ici est l'originale, elle contient ses pièces les plus fameuses : Le Procès du Sénat de Capoue, Le Doyen de Badajoz, Le Meûnier de Sans-Souci et le Dialogue entre deux journalistes sur les mots Monsieur et Citoyen.


Bibliographie :
   Cioranescu (Alexandre), Bibliographie de la littérature française du dix-huitième siècle, n° 7988.

 

   

50 euros (code de commande : 00001).

 

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Green (Julien) - Minuit (édition originale)

 


GREEN (Julien).

Minuit. 

Paris, Plon, 1936.

 


In-8° (135 x 200 mm.) demi-maroquin noir à coins, dos lisse orné d'un décor doré typique de l'art déco, tête dorée, couverture conservée (reliure signée Yseux s[uccesseu]r de Simier), 313 p., (collection « La Palatine », n° 52), un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma (n° L.30), édition originale, coins un peu émoussés, légères épidermures aux mors et coupes.

 



En quatrième de couverture de l'édition Fayard 1994 :
   À onze ans, Élisabeth apprend le suicide de sa mère abandonnée par son séducteur et découvre du même coup l'enfer familial. Pour se débarrasser d'elle, ses tantes lui fabriquent un autre foyer où les humiliations sont quotidiennes. Et puis vient le jour où l'amant de sa mère se souvient de son existence et répare, si c'est réparer que de prendre en charge une enfant devenue jeune fille. Il vit dans une propriété étrange où il a recueilli un petit troupeau d'âmes désorientées qu'il tyrannise à sa façon en transformant la nuit en jour. C'est dans cette mystérieuse demeure devenue le temple d'un étrange ésotérisme que la jeune fille découvre la vraie vie. Serge, avec qui elle veut s'enfuir, la révèle à elle-même. Mais la fenêtre qui ouvre sur la liberté s'appelle le vide...
   Cet admirable conte tragique a inspiré ces mots à Klaus Mann : « Depuis le jour où j'ai la première fois ouvert un livre de cet écrivain hautement singulier, je savais que ce poète me comblerait d'un présent dont la substance et la suavité seraient telles qu'il pourrait se comparer aux Hymnes de la nuit de Novalis ou au Studenbuch de Rilke. » Ce présent, ce fut Minuit, création poétique d'une extraordinaire puissance et d'un charme fascinant où s'accomplirent toutes les mystérieuses promesses du Voyageur sur la terre. Le très singulier mélange de tradition narrative anglaise et de romantisme allemand novalisien qui détermine l'atmosphère de Green devient particulièrement efficace, particulièrement éclatant dans Minuit.

 


Le relieur :
    Élève du relieur Lucien Durvand,
Louis Yseux s'associa  en 1908 avec Thierry successeur de Charles Petit qui avait succédé au dernier représentant de la dynastie Simier. Il dirigea l'atelier de reliure de 1915 à 1951.

Vendu.

 

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GAILLARD (Pierre Alexandre) - Vie et mœurs de Mademoiselle Cronel dite Frétillon

 

GAILLARD (Pierre Alexandre, dit Gaillard de la Bataille).

Vie et mœurs de Mademoiselle Cronel dite Frétillon.
Tomes I et II (complet).

Bruxelles, Gay, 1883.
[Bruxelles / J.-J. Gay, Éditeur / 1883]

 


 

Deux volumes in-12 (120 x 180 mm.) demi-chagrin marron (mors frottés) à coins, dos lisses ornés de filets, pointillés et fers dorés, tranches dorées, t. I : [1 (faux-titre et titre)], [1 bl.], [1 (titre en rouge et noir)], [1 bl.], XXIV, 205, [1 bl.] p., t. II : 234, [2 bl.] p., chaque volume contient un titre-frontispice gravé à l'eau-forte par Jules-Adolphe Chauvet.

 


 

   La première édition de ces aventures de l'actrice Mademoiselle Clairon fut publiée à Rouen en 1739-1740.

Avis de l'éditeur :
   Le comédien Gaillard de la Bataille, qui avait été héros et témoin des premiers exploits de la célèbre Clairon, furieux d'avoir été quitté par elle, publia ce roman qui parut, la première fois, sous le titre : Histoire de la vie et des mœurs de Mademoiselle Cronel, dite Frétillon ; ensuite sous celui d'Histoire de Mademoiselle Cronel, dite Frétillon, actrice de la Comédie de Rouen, écrite par elle-même.
   C'est l'histoire, vraie ou supposée, des premières amours de cette femme célèbre qui, dès l'âge de 13 ans débuta dans la carrière galante, à Paris, où l'avait amenée sa mère pressée de tirer parti des charmes naissants de sa fille.
   Une cinquième partie, devenue rare, a été publiée à La Haye, en 1750, sous le titre de Mémoires pour servir à l'histoire de Mademoiselle Cronel dite Frétillon, ci-devant actrice de la Comédie à Rouen, et présentement de la Comédie à Paris.
   Claire-Joséphine Leyris de La Tude, dite Mlle Clairon, née près de Condé, dans les Flandres, en 1723, avait seize ans en 1739 lorsque parurent les quatre premières parties de ces Mémoires, et 26 ans, lors de la publication de la cinquième partie.
   Ayant débuté, sans succès, à Paris, au théâtre des Italiens, elle passa ensuite à Rouen, puis à Lille où elle se trouvait en 1739.
   Dans ses Mémoires, publiés à Paris, l'an VII (1799), Mlle Clairon se pose en vestale et rejette avec mépris ce roman pamphlétaire.

Titre-frontispice du tome I.

Titre-frontispice du tome II.

 

Bibliographie :
   - Gay (Jules), Bibliographie des ouvrages relatifs à l'amour, aux femmes, au mariage et des livres facétieux, pantagruéliques, scatologiques, satiriques, etc., t. II, col. 521-522 (pour les éditions du XVIIIe siècle).

 

Vendus.

 

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